• Mary Lacase

    Mary Lacase

     

    Un sourire coûte moins cher que l'électricité,

    mais donne autant de lumière.

     

    A venir 

     

     

    Mary Lacase
     

    de Guy Ruellot.

     

    *

     

    Pour bien écrire un roman,

     

    il faut du temps.

     

     *

    Mary
    Lacase

    L’amour est un astre.
    Mary est mon soleil.


     
       Cette nuit fut la plus longue. Submergé par toutes ses innombrables questions, ses doutes, il avait peur. Cela l’avait sans cesse été par le passé. La crainte qu’il lui arrive quoi que se soit, la frayeur qu’elle ne tombe simplement malade, qu’elle soit mal dans son petit coeur. C'était beaucoup de soucis. De peur que ses mots, ses doutes ne l'énervent, il décida de souffrir en silence.

    Il s’oubliait, pour ne penser qu'à elle, prenant plus soin de sa vie, que de la sienne. Elle le quitta… lui revint …
       C’était elle la rebelle, non lui. Mary avait tout pour être heureuse, pour connaître un bonheur avec cet homme, ce bonheur qu'elle n'avait pu même côtoyer ! Il l’avait arraché à l’autre. Mentalement exténuée, elle était lasse de vivre. Et il avait été là pour qu'elle pose ses peines sur son épaule. L'avait-elle au moins aimé, une fois ?
    Pas une seconde il ne l’avait quitté ! Pas une minute il ne l’avait laissé, l'aimant, la vénérant, la veillant également, l’aidant à chaque instant à reprendre le dessus, redevenir elle même, recontacter la vie. Grâce à son amour, sa vie lui fut rendu, son honneur de femme retrouvé. Elle était cette compagne qui, quelquefois le désarçonnait.
       Il l’aimait. Puis, un beau jour … elle disparut de son horizon, ligne invisible sur laquelle elle se balançait et se balance encore, sans trouver le moindre équilibre. Il n'avait rien vu venir. Lui qui, d'habitude ressentait tout, surtout ses douleurs, il n'avait rien vu venir. En son absence, Il devenait fou, incontrôlable, désespéré. Elle était partie, pour un autre Elle allait vite se rendre compte à quel point son erreur lui serait fatale. L'égoïsme primaire tendait surtout à agrandir ses oeillères.
      Mary était à ses pieds, gisante, à cause d’un type … il enrageait contre elle. Sa trahison était inexcusable et pourtant …